Publié par Grand Clementine

Le diabète de type 1 résulte d’une attaque auto-immune des cellules β pancréatiques par des lymphocytes T cytotoxiques qui reconnaissent des antigènes dérivés principalement de l'insuline.
Le groupe du Pr Yannick Muller, Service d'immunologie et allergologie, s’intéresse à la possibilité de protéger les cellules β pancréatiques en exploitant les fonctions protectrices des cellules T régulatrices (Tregs, dont la découverte a reçu le prix Nobel de Physiologie et Médecine 2025) sous la forme d’une thérapie cellulaire. Afin d’envisager un traitement efficace, il est toutefois nécessaire que ces cellules puissent atteindre les tissus d’intérêts.
Dans une nouvelle étude effectuée au sein de son laboratoire des thérapies cellulaires innovantes, les auteurs ont montré qu’il est possible d’améliorer l’infiltration des Tregs dans les îlots pancréatiques en redirigeant leur spécificité antigénique directement contre les îlots, par la transposition du récepteur TCR ainsi que du corécepteur CD8 (les mêmes que ceux exprimés par les lymphocytes T cytotoxiques) dans les Tregs grâce à une ingénierie de précision.
Les résultats de l’étude mettent en évidence un principe fondamental : la spécificité du TCR détermine la capacité de migration tissulaire des Tregs au sein des îlots de Langerhans, ouvrant de nouvelles perspectives pour les thérapies cellulaires dans le diabète de type 1.
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