Publié par Grand Clementine

Le lupus érythémateux systémique est une maladie auto-immune chronique pouvant toucher de nombreux organes. Son origine reste mal comprise et implique un fonctionnement anormal du système immunitaire.
Dans une étude qui vient d'être publiés dans JCI Insight, l'équipe de recherche s'est intéressée aux cellules NK (natural killer), des cellules du système immunitaire chargées d’éliminer les cellules infectées ou anormales. Chez les patient-es atteint-es de lupus, ces cellules fonctionnent de manière anormale et pourraient contribuer au développement de la maladie.
L'étude montre que ce dysfonctionnement est lié à des anomalies des mitochondries, les structures qui fournissent l’énergie aux cellules, ainsi qu’à une mauvaise élimination des mitochondries endommagées. Les chercheurs observent également que l’hydroxychloroquine, traitement largement utilisé dans le lupus, peut restaurer la fonction de ces cellules.
Ce travail est issu de la thèse de PhD de Natalia Fluder, réalisée au sein des services de médecine interne et d’immunologie et allergie du CHUV et à l'Unil, sous la supervision du Dr Denis Comte.
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