Publié par Mean Elise

L’accouchement à domicile est parfois associé à l’idée qu’un environnement plus « naturel » favoriserait le développement du microbiote du nouveau-né. Les nouvelles données de chercheurs de l’Université de Lausanne (Dr Milos Stojanov) et du CHUV (Prof David Baud) ne confirment pas cette hypothèse.
En 2022, l’équipe avait déjà montré dans The Lancet Microbe que, dans les premiers jours de vie, la colonisation bactérienne des nouveau-nés était comparable après une naissance à domicile ou à l’hôpital. Les chercheurs ont aujourd’hui retrouvé les mêmes familles, soit 20 dyades mère-enfant, trois à quatre ans plus tard, afin de savoir si le lieu de naissance pouvait laisser une empreinte microbienne durable.
Les chercheurs ont analysé les bactéries présentes dans les selles, la salive, l’aisselle et l’avant-bras des enfants.
Résultat : aucune différence significative n’a été détectée entre les enfants nés à domicile et ceux nés à l’hôpital, quel que soit le site analysé. Cette absence de différence persistait malgré certaines différences entre les groupes, notamment une durée d’allaitement plus longue chez les enfants nés à domicile.
À 3–4 ans, le microbiote des enfants était par ailleurs devenu très proche de celui de leur mère. Aucune différence de symptômes allergiques n’a été observée entre les enfants nés à l'hôpital ou la maison 3 ans auparavant, même si les groupes étaient petits pour en tirer des conclusions définitives.
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