Publié par Grand Clementine

La consommation de viande a considérablement augmenté au cours des dernières décennies et dépasse les recommandations alimentaires dans de nombreux pays. Des recherches avaient déjà indiqué qu'une consommation élevée de viande transformée et de viande rouge était associée à un risque accru de diabète de type 2, mais les résultats étaient jusqu’ici variables et non concluants. De plus, peu d’études avaient examiné le lien entre le diabète et d’autres viandes comme la volaille.
Une équipe de recherche de l’Université de Cambridge a analysé les données de 2 millions de personnes, grâce à 31 cohortes populationnelles de 20 pays, en tenant compte de l’âge, du sexe, du poids, de l’apport énergétique et du mode de vie. Cette étude est publiée cette semaine dans The Lancet Diabetes and Endocrinology.
Les résultats montrent que :
Cette étude va donc dans le sens des recommandations visant à limiter la consommation de viande transformée et de viande rouge non transformée afin de réduire le nombre de cas de diabète de type 2 dans la population. En ce qui concerne les liens entre diabète et volaille, ils restent incertains et doivent être étudiés de manière plus approfondie.
Les données de la cohorte CoLaus – plus de 5'000 personnes de la région lausannoise – vont dans le même sens que ceux de l’étude internationale, même s’ils n’étaient pas significatifs, du fait de la taille de la cohorte.
« En remplaçant la viande transformée ou la viande rouge par de la volaille, on réduirait le risque de diabète, tout en diminuant l’empreinte environnementale, explique le Pr Pedro Marques-Vidal, chercheur au Service de médecine interne au CHUV et contributeur de cette recherche. Par ailleurs, outre l’alimentation, une activité physique régulière et le maintien d’un poids adéquat permettent aussi de réduire le risque de devenir diabétique ».
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