Définition

L’intention de l’accompagnement spirituel au service de la personne au CHUV:

  • Soutenir la personne dans sa dimension spirituelle propre.
  • Aider l’équipe interprofessionnelle à une prise en soins globale plus ajustée tenant compte de cette dimension spirituelle.

 

Définition de l’accompagnement spirituel au CHUV

L’accompagnement spirituel a pour but, d’une part, de permettre au patient d’explorer sa dimension spirituelle, d’en travailler les éventuelles perturbations et d’en mobiliser les ressources. D’autre part, il permet d’intégrer cette dimension dans la prise en soins interprofessionnelle.

L’accompagnement spirituel fait partie de la prise en soins à l’hôpital. Il est assumé par des professionnels, dont l’activité consiste à évaluer et soutenir cette dimension spirituelle impactée par la maladie et l’hospitalisation.

L’accompagnement spirituel s’inscrit dans la mission et les valeurs institutionnelles qui favorisent le partenariat soignant soigné en vertu des principes éthiques de responsabilité, d’autonomie et de bienfaisance.

 

La prise en charge de la spiritualité au CHUV 

La Constitution fédérale stipule dans l’article 15 : 

  1. La liberté de conscience et de croyance est garantie.
  2. Toute personne a le droit de choisir librement sa religion ainsi que de se forger ses convictions philosophiques et de les professer individuellement ou en communauté.
  3. Toute personne a le droit d'adhérer à une communauté religieuse ou d'y appartenir et de suivre un enseignement religieux.
  4. Nul ne peut être contraint d'adhérer à une communauté religieuse ou d'y appartenir, d'accomplir un acte religieux ou de suivre un enseignement religieux.

La Constitution vaudoise stipule dans l’article 169 :

1. L’État tient compte de la dimension spirituelle de la personne humaine.

 

Présentation succincte du modèle de besoins spirituels STIV[1]

 Le modèle de besoins spirituels STIV est adossé à un construit de la dimension spirituelle du patient hospitalisé composé de quatre sous dimensions :

– la sous-dimension du sens, comprise comme l’équilibre global de vie de la personne.

– la sous-dimension de la transcendance, comprise comme le fondement extérieur à la personne et qui l’enracine.

– la sous-dimension de l’identité, comprise comme l’environnement (social, soignant, familial, des proches) qui maintient la singularité de la personne.

– La sous dimension des valeurs comprises d’une part comme ce qui a de l’importance/du poids dans la vie de la personne et d’autre part comme le système de valeurs de la personne qui déterminent le bien, le vrai pour la personne ; système manifesté dans les actes et les choix de vie.

 

Ce qui conduit à définir le concept de spiritualité comme suit :

« La spiritualité de la personne hospitalisée est définie par la cohérence singulière qu’elle donne à connaître lorsqu’elle déclare son sens à l’existence, manifeste ses valeurs, et désigne sa transcendance. Cette cohérence fonde son identité profonde »[2].

 

 

 

[1] Stéfanie Monod-Zorzi, Soins aux personnes âgées. Intégrer la spiritualité?, Bruxelles, Lumen vitae, (Coll. Soins et spiritualités), 2012, 104 p.

[2] ibid p. 53

 Dernière mise à jour le 07/03/2019 à 10:39