Contact
Centre de plaies et cicatrisation
Pour une demande de consultation, envoyer un email à l'adresse ci-dessous.
Tél.: 079 556 05 83
Bâtiment hospitalier principal
Niveau 6, salle 175 - BH06 175
Rue du Bugnon 46
1011 Lausanne

Le Centre de plaies et cicatrisation est un centre d’expertise ambulatoire et intrahospitalier prenant en soin des patientes et patients avec des plaies complexes, difficiles à cicatriser. Derrière toute plaie qui guérit mal il y peut y avoir des causes multiples, et nous disposons d’un accès aux médecins spécialistes du CHUV pour les traiter.
Nous effectuons et coordonnons les soins au cœur d’un réseau de soignants : infirmières indépendantes, soins à domicile, physiothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens, personnel d’EMS qui suivent nos protocoles basés sur l’étiologie (causes) des plaies et de spécialistes médicaux internes : angiologues, chirurgiens vasculaires, chirurgiens plastiques, et du médecin traitant du patient.
Les connaissances les plus actuelles sont associées aux techniques novatrices éprouvées pour le soin des plaies complexes, en collaboration avec des spécialistes d’autres disciplines ainsi que le médecin traitant ou l’institution de soins à domicile de la patiente, du patient. Le périmètre d’action du centre comprend les plaies profondes, nécrosées ou infectées, les escarres de stades 3 ou 4, et les brûlures au 3ème degré.
Nos équipes évaluent la plaie à l’admission ou lors de la première visite et déterminent les facteurs qui ralentissent ou péjorent le processus de cicatrisation. Une fois le protocole de soins élaboré, nous mettons en place une prise en charge globale et multidisciplinaire. Nous coordonnons les professionnels en fonction des besoins de notre patientèle jusqu’à la fin de la prise en charge, lorsque la plaie sorte des critères de la plaie complexe.
Nous disposons d’une connaissance approfondie des familles de pansements spécifiques aux plaies. Alliée à la connaissance du processus de cicatrisation, il nous permet de jongler avec les différents produits pour utiliser les bons produits, au bon moment pour le bon patient, et ainsi obtenir les meilleurs résultats. Les grandes familles de produits de premiers recours sont : les hydrogels qui maintiennent un milieu humide et protègent la plaie, les alginates qui absorbent les plaies suintantes, le collagène qui comble la lésion et renforce la résistance mécanique du tissu, les pansements super absorbants qui sont indiquées pour les plaies exsudant un grand volume de liquide tout en protégeant la peau.
Si les produits de premiers recours ne montrent pas ou peu de résultats satisfaisants, nous recourrons à des technologies complémentaires. Par notre spécialisation en plaies complexes, nous connaissons et maitrisons un éventail large de technologies au service de la cicatrisation, que nous mettons en œuvre en fonction des besoins du patient.
Elle est indiquée en cas d’insuffisance veineuse, en cas d’œdème qui est un facteur majeur de retard de cicatrisation. Notre centre dispose de plusieurs thérapies avec des degrés de compression différents, en fonction de la tolérance du patient, de son âge, du statut vasculaire de ses membres inférieurs, de son attente en matière de confort. L’objectif est de faire peu à peu diminuer l’œdème.
Le pansement compressif est constitué de bandes imprégnées d’oxyde de zinc. Le zinc stimule la fabrication de nouvelles cellules de peau et de collagène, apaise la zone de plaie en calmant les rougeurs et les irritations et crée une protège la plaie par son action antimicrobienne.








Cette technologie applique une sous pression à la plaie, donc plus basse que la pression atmosphérique, afin de stimuler le tissu de granulation (tissu de cicatrisation qui se transforme en épiderme), accélérer le comblement d’une plaie profonde jusqu’à sa fermeture et d’absorber les exsudats et diminuer l’œdème péri lésionnel. Fonctionnant de manière continue, le dispositif est installé en unité d’hospitalisation puis poursuivi en ambulatoire. La technologie existe en version hospitalière, plus puissante et fixe, et en version à domicile, plus petite, légère et pratique. Selon le type de pansement, le pansement est renouvelé une à deux fois par semaine. L’utilisation de cette technologie est dépendante de l’acceptation du patient et de sa capacité à respecter les protocoles de sécurité, en lien notamment avec les tuyaux reliant le pansement à l’aspirateur

Cette technologie utilise la lumière infrarouge et le magnétisme pour stimuler la cicatrisation des plaies chronique tout en limitant la douleur. Il s’agit d’une thérapie adjuvante, indolore, en plus du traitement standard, qui peut être utilisée initialement. Appliqué directement sur la plaie, le traitement dure 16 minutes, répété deux à trois fois par semaine et est administré en ambulatoire au centre de plaies et cicatrisation du CHUV ou dans le cadre de soins à domicile. Dans ce dernier cas, une collaboration se met en place entre l’entreprise de soin à domicile ou l’infirmière spécialisée indépendante et le CHUV. Ce dernier fournit l’adapteur stérile et l’entreprise Piomic à Zürich met à disposition l’appareil (l’unité de thérapie). Le soin est exécuté par le CMS ou l’infirmière indépendante.

La peau de poisson est un substitut cutané, très proche de la peau humaine, issu de la peau de morue de l’Atlantique qui stimule les cellules qui contribuent à la cicatrisation, notamment les fibroblastes, les kératinocytes et les cellules endothéliales. Ces cellules contribuent directement à la cicatrisation et la formation de nouveau vaisseaux sanguins, ou sont stimulées pour être ensuite greffées sur de grandes plaies. La peau de poisson raccourcit le temps de cicatrisation. La peau de poisson disparaît naturellement en s’intégrant dans le corps après son application.
La peau de poissons est utilisée sur des plaies chroniques tels que les ulcères veineux, les ulcères du pied diabétique ou certaines escarres. En Suisse la règlementation impose l’utilisation de la peau de poissons en deuxième recours, c’est à dire dès qu’il y a un retard de cicatrisation et que la fermeture de la plaie dépasse quatre semaines malgré l’administration du traitement indiqué en relation avec la cause du retard de cicatrisation. Dans cette situation, cette technologie prise en charge selon les critères de remboursement en vigueur.
