Au Centre des mélanomes et tumeurs cutanées, la prise en charge des patient-e-s touché-e-s par un carcinome basocellulaire est organisée en plusieurs étapes coordonnées. Elle réunit médecins et infirmiers spécialisés dans la prise en charge de cette tumeur pour offrir à chaque patient-e le meilleur traitement possible et les soins les plus adaptés à sa situation.
Trois périodes-clés distinctes jalonnent ainsi le parcours de soins:
La méthode de diagnostic d’un carcinome basocellulaire la plus courante est la biopsie. Celle-ci consiste à prélever un petit morceau de la tumeur sous anesthésie locale pour l’examiner au microscope. On parle d’examen histopathologique. Les fragments de tissus obtenus sont analysés et classés selon leur gravité. Le médecin peut alors déterminer le sous-type de carcinome dont il s’agit, et si celui-ci a atteint d’autres structures sous la peau.
Le CHUV est toutefois équipé de nouvelles techniques qui permettent de se passer d’une biopsie. La microscopie intra-vitale, ou non invasive, consiste à rapprocher le microscope au plus près de la peau. Le CHUV est le centre suisse de référence pour ces techniques.
Un CT-scan ou une IRM (imagerie par résonance magnétique) peuvent compléter le bilan. Leur but est de vérifier si le carcinome n’a pas migré dans d’autres organes, à proximité ou à distance de la tumeur.
Seule la microscopie intra-vitale permet des résultats immédiats. Un délai de plusieurs jours est nécessaire pour les autres techniques, afin d’obtenir la plus grande précision possible. Ces étapes sont indispensables pour mieux comprendre comment le carcinome est susceptible d’évoluer. Mais aussi pour prévoir une stratégie de traitement parfaitement adaptée à chaque patient-e.
Chaque cancer est différent. Tous les traitements ne sont donc pas toujours proposés. Le choix dépend des caractéristiques du cancer, de l'âge et de l'état de santé général de la personne, ainsi que de ses antécédents médicaux et chirurgicaux. Il prend en compte le bilan diagnostique et les recommandations internationales fondées sur des études cliniques.
Une proposition personnalisée de traitement est faite à chaque patient-e. La stratégie thérapeutique est discutée lors d'un colloque interdisciplinaire qui réunit les différents spécialistes du centre. Les conclusions de ce colloque sont généralement transmises par le ou la médecin spécialiste de la thérapie considérée comme la plus adaptée. Le patient lui-même peut être amené à participer au choix du traitement et à en discuter avec les spécialistes.
Dans le cas d'un carcinome basocellulaire, les principaux traitements préconisés sont la chirurgie, la radiothérapie, une thérapie ciblée et l’immunothérapie.
Les infirmier-ère-s référent-e-s spécialisé-e-s du centre sont à disposition, tout au long du parcours de soins, pour des questions liées aux traitements et à l'organisation de la prise en charge.
Le suivi du carcinome basocellulaire est réalisé dans un premier temps par les intervenants qui ont pris part au traitement. Puis, au fur et à mesure que les contrôles s’espacent, il devient possible d’effectuer ce suivi auprès du dermatologue traitant, en coordination avec les patient-e-s.
L'examen de contrôle porte sur la peau, les cicatrices, et la palpation des ganglions. Il est complété d'un ou plusieurs examens d'imagerie. Cela dépend du stade du cancer, du succès des traitements et de la date du dernier traitement. Ces choix s'appuient sur les recommandations de bonnes pratiques actuelles, revues régulièrement en fonction des dernières connaissances.
Les infirmier-ère-s clinicien-ne-s spécialisé-e-s du centre restent disponibles durant toute cette période, durant laquelle un accompagnement peut également être mis en place avec un-e assistant-e social-e et un-e psychologue spécialisé-e-s.