Le terme transgenre se réfère à une personne dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe attribué à la naissance.
Les personnes concernées peuvent ressentir de l’incongruence de genre (décalage entre l’identité de genre ressentie et le sexe assigné à la naissance) et/ou de la dysphorie de genre (une détresse significative ou une souffrance importante associée au vécu de l’incongruence de genre).
A l’adolescence, le corps subit de nombreuses modifications (apparition de la pilosité, de la poitrine, etc.), ce qui peut accentuer le vécu de l’incongruence de genre chez les jeunes transgenres. Cette période nécessite donc un suivi attentif de la part des équipes pédiatriques.
Une prise en charge médicale peut être proposée dans le but de diminuer le décalage ressenti ainsi que la souffrance qui peut en découler. Différentes études montrent que le suivi médical aide à améliorer le bien-être général, la santé mentale et le fonctionnement scolaire des jeunes.
Au CHUV, le diagnostic est posé par une équipe interdisciplinaire (Division interdisciplinaire de santé des adolescents, Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Unité d’endocrinologie, diabétologie et obésité pédiatrique) après des entretiens approfondis avec les personnes concernées et leur famille.
Le diagnostic d’incongruence de genre posé par un médecin est nécessaire pour le remboursement des traitements médicaux par la LAMAL.