Identification de biomarqueurs dans la phase précoce de la psychose: une approche translationnelle

Objectifs

La détection précoce des troubles psychotiques est devenue un objectif essentiel pour la recherche et a conduit à l'émergence d'une approche préventive. La recherche neurobiologique de base joue un rôle essentiel dans ce domaine. Dès lors, nous avons développé un programme de recherche translationnel basé sur trois axes :

  1. évaluation transversale et multimodale des patients (évaluation clinique et neurobiologique, imagerie du cerveau, EEG) lors des différentes phases de la maladie (prodromes, premier épisode, rechutes, chronicité);
  2. évaluation longitudinale et multimodale des patients dès la phase prodromale et lors des étapes successives de la maladie, et
  3. translation bi-directionnelle entre patients et modèles animaux par le biais d'investigations menant à des mesures communes aux deux modèles.

Méthodes et collaborations

Nous testons l’hypothèse qu’une dysrégulation du système rédox et le stress oxydatif représente un mécanisme pathophysiologique central résultant d’une convergence de divers risques génétiques et environnementaux pendant le développement du cerveau et conduisant à des anomalies de la connectivité, tant structurelles que fonctionnelles.

Les principaux objectifs du projet sont :

(a) identification et validation des profils de biomarqueurs par stades de la maladie afin de permettre une détection précoce et une évaluation de l'efficacité de nouveaux médicaments dans le modèle animal et chez les patients;

(b) identification de nouveaux traitements et de mesures préventives potentielles basés sur des voies de signalisation moléculaires pathophysiologiques nouvelles.

Dans ce but, des corrélats biologiques ont été examinés par :

  • Analyse génétique, transcriptomique (collaboration avec le Dr Jean-Luc Martin), protéomique (collaboration avec le Dr Beat Riederer), épigénétique (collaboration avec le Dr Jean-René Cardinaux) et métabolomique du sang et des fibroblastes, chez les patients et dans les modèles animaux
  • Electroencéphalographie (EEG) – Collaboration avec le Prof. Micah Murray, Centre d'Imagerie Biomédicale (EEG-CIBM)
  • Résonance magnétique spectroscopique (MRS) – Collaboration avec le Prof. Rolf Gruetter, Centre d'Imagerie Biomédicale (CIBM)
  • Imagerie par résonance magnétique (MRI), "Imagerie par diffusion tensique" (DTI) et connectomes – Collaboration avec le Prof. Patric Hagmann, Service de radiologie (CHUV) et avec le Prof. Jean-Philippe Thiran, Signal Processing Laboratory 5 (LTS5, EPFL)

Cette recherche est conduite en collaboration entre la section Minkowski, programme TIPP (Service de psychiatrie générale, Prof. Philippe Conus et Dr Alessandra Solida) et l'Unité de recherche sur la schizophrénie (Centre de neurosciences psychiatriques, Prof. Kim Do).

Financement

Notre programme de recherche est financé par :

  • Département de psychiatrie CHUV
  • Fonds national suisse de la recherche scientifique- Pôle national de recherche « Synapsy” 51AU40_125759
  • Fonds national suisse de la recherche scientifique – Projets # 310030-135736; 320030-130090; 320030-122419
  • Fondation Alamaya
  • Avina Stiftung
  • Fondation Damm-Etienne

En savoir plus

Pour en savoir plus sur le dépistage et les traitements précoces des premiers épisodes psychotiques - schizophrénie et troubles bipolaires : Présentation du Prof. Philippe Conus lors du cycle de conférences 2013-2014 de la Fondation FondaMental (9.04.2014) : 

Une approche translationnelle pour détecter,mieux traiter et prévenir les psychoses

Sur le site de Cery, une équipe composée de chercheurs et de cliniciens du Département de psychiatrie du CHUV unissent leurs forces dans le but de mieux comprendre les causes et les mécanismes de la schizophrénie, afin de pouvoir mieux traiter et, à terme, prévenir la maladie.

Le reportage réalisé pour le meeting 2014 de l’American Psychiatric Association (APA) présente cette recherche, appelée translationnelle et menée en collaboration avec d’autres services du CHUV, l’UNIL et l’EPFL, qui place le patient au cœur des réflexions et du processus.

 Dernière mise à jour le 29/01/2020 à 10:08