
L'Institut Universitaire de Psychothérapie à deux missions principales: a) l'enseignement de la psychothérapie et b) la recherche portant sur la psychothérapie.
L'Institut Universitaire de Psychothérapie est un institut départemental transverse qui est à disposition des services du Département de Psychiatrie-CHUV. Il poursuit ainsi la longue tradition lausannoise d'excellence dans le domaine de la pratique, de l'enseignement et de la recherche dans le domaine des psychothérapies.
Fondé en 1998 par le Prof. Edmond Gilliéron, l'IUP a été dirigé entre janvier 2002 et juillet 2022 par le Prof. Jean-Nicolas Despland. Depuis le mois d'août 2023, le Prof. Ueli Kramer dirige l'Institut Universitaire de Psychothérapie.
Les tâches principales confiées à l'IUP sont :
Dans le cadre du mois de Santé Mentale 2026 au sujet de l’estime de soi, l’Institut Universitaire de Psychothérapie du Département de Psychiatrie-CHUV souhaite mettre en avant des témoignages de Vaudois et Vaudoises au sujet des effets de la psychothérapie.
La recherche nous démontre que la psychothérapie a des effets positifs sur la santé mentale des personnes, en moyenne. Ces effets sont à comprendre au pluriel, selon l’expérience unique de chacun et chacune. Pour nous approcher de cette pluralité d’expériences et de points de vue, nous mettons à disposition, durant ce mois de septembre 2026, la voix de trois personnes ayant bénéficié d’une psychothérapie au sein du Département de Psychiatrie du CHUV durant la dernière année. Ces personnes ont été d’accord de témoigner par écrit au sujet des effets que leur psychothérapie a eu sur eux et elles. Nous utilisons des noms d’emprunt et nous avons changé certains détails du texte, pour protéger l’anonymat des personnes concernées. Nous remercions chaleureusement les trois personnes concernées et les psychothérapeutes du Département de Psychiatrie ayant participé à cette initiative.
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Anna, 42 ans
« J’ai commencé la psychothérapie il y a deux ans, après qu’une crise d’angoisse m’a amenée aux urgences psychiatriques du CHUV. La personne qui m’a reçue à ce moment m’a proposé un suivi de crise, puis est devenue ma psychothérapeute. Je pensais que c’était la première fois que je vivais de l’anxiété et je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. J’étais terrifiée. La psychothérapie m’a aidée à prendre conscience que l’anxiété avait sûrement toujours été là mais que j’avais mis en place des mécanismes pour fonctionner malgré elle et ne même pas la voir. Maintenant que les digues avaient éclaté, c’était le moment de tenter de comprendre son origine pour mieux vivre avec.
C’est un processus long, la psychothérapie, ce qui est parfois difficile pour moi, car j’aimerais comprendre et vite. Mes rendez-vous hebdomadaires m’offrent un espace où je peux déposer tout ce que je veux, des choses du quotidien, du passé, difficiles ou tranquilles. C’est un espace qui contient mes ressentis, m’aide à les identifier. J’y dis des choses que je ne dirais jamais ailleurs, qui parfois me font honte. La psychothérapie me permet d’essayer d’en faire quelque chose, en étant accompagnée. Après deux ans, je me sens beaucoup plus sereine et mon entourage me dit souvent qu’ils ou elles me sentent différente, plus ouverte, mois sur la défensive. Ma vie est meilleure. »
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David, 51 ans
« La psychothérapie a profondément transformé mon rapport à moi-même et à mes choix de vie. Elle a d’abord été un espace de prise de conscience : j’ai connu (une unité hospitalière du CHUV) où j’ai été contraint d’y faire un séjour, presque de force, mais après quelques jours, j’ai compris que j’avais besoin d’aide, que certaines difficultés ne pouvaient plus être évitées ou minimisées. Cette reconnaissance a marqué un tournant essentiel. Un des changements les plus concrets a été l’arrêt de (certains médicaments).
Ce processus n’a pas été immédiat, mais la psychothérapie m’a permis d’en comprendre les mécanismes, les fonctions dans ma vie, et surtout les conséquences. Peu à peu, j’ai pu développer des alternatives plus saines et retrouver une forme de stabilité. Une fois sorti, on m’a imposé un suivi psychothérapeutique et au fil de ce travail psychothérapeutique, j’ai également pris conscience de certains traits dans mon fonctionnement, ainsi que d’un besoin constant d’être entouré. J’ai compris que mon estime de moi dépendait en grande partie du regard des autres et de mon comportement, ce qui me rendait instable et parfois en décalage avec moi-même. La psychothérapie m’a permis de remettre cela en question.
Aujourd’hui, je ressens moins le besoin d’être constamment entouré. J’ai appris à apprécier des moments de solitude, à me recentrer, et surtout à m’entourer d’un cercle de personnes plus authentiques, avec des relations plus sincères. Par ailleurs, ce travail m’a amené à reconnaître mes actes avec plus de lucidité. Plutôt que de fuir ou de justifier, j’ai appris à assumer mes responsabilités. Cela a été parfois inconfortable, mais aussi libérateur. Cette démarche a renforcé mon estime de moi : une estime plus stable, construite sur la sincérité et l’acceptation de mon parcours. Aujourd’hui, j’ai encore besoin d’être entouré. »
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Clotilde, 26 ans
« La santé mentale est tout aussi importante que la santé physique, et mes séances de psychothérapie m'ont vraiment permis de devenir une personne en meilleure santé : je me comprends mieux, je comprends mieux mes réactions, et je sais désormais comment mettre activement en pratique les outils que m'a fourni ma psychothérapie pour mieux naviguer dans la vie. Tout cela m'a ouvert une nouvelle façon de vivre, grâce à laquelle je suis mieux armée pour faire face aux petites choses du quotidien, mais aussi aux événements ou aux problèmes plus importants. »
Unités d'enseignement :
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